UNIVERS
LA MURAILLE SAINTE D'OMALE

La muraille sainte d'Omale
Omale : le plus grand artefact de l'univers, une coquille de matériau inaltérable entourant l'étoile Héliale. Pendant seize siècles, la guerre a fait rage entre les trois espèces qui peuplent sa surface intérieure - Humains, Chiles et Hodgqins. Aujourd'hui, la paix est revenue sur les frontières. Mais un nouveau danger se profile, venant du coeur même du territoire humain. La Muraille Sainte, un édifice immense érigé mille ans plus tôt par des religieux refusant tout contact avec les Hodgqins et les Chiles, a été abattue. Et voici que des centaines de millions de fuyards se répandent dans tout le territoire humain, bouleversant l'équilibre précaire de la paix. Bientôt, il sera trop tard pour inverser le processus, alors que nul n'en connaît la cause exacte... Une expédition, à la tête de laquelle se trouve Haka, un physicien chile, va devoir se rendre là où aucun Chile, aucun Hodgqin ni aucun Humain de l'extérieur ne s'est jamais aventuré, aux sources d'un secret capable de remettre en cause toutes les hypothèses sur les origines d'Omale.

Deuxième partie : Aculeusite

Un Chile avait un attelage humain pour tirer sa carriole. Il s’était aperçu que l’un des esclaves était systématiquement battu et mis à l’écart ; hormis cela, le groupe était stable et cohérent. Le Chile ordonna qu’on cesse de battre la victime, mais les autres invoquaient de multiples prétextes pour désobéir. Finalement, le Chile prit le malheureux sous sa protection, l’autorisant même à dormir près de lui. Une nuit, sans que rien ne le laisse prévoir, la meute se rebella et tous deux, l’Humain et le Chile, furent tués.

Quatrième partie : Terra Prima

Le Krist Iscopal, assis sur un arc-en-ciel soutenu par deux anges à trompette, préside au Jugement Dernier. En dessous, Chiles et Hodgqins, damnés et chimères plus ou moins démoniaques mêlés dans une sorte d’enfer. Les Chiles se livrent à des gesticulations grotesques et fantastiques ; les hommes damnés chevauchent des ornides. Dans la main gauche du Krist Iscopal, une hee, symbole du vice chile ; de l’autre une croix escopalienne brisée, symbole de l’incomplétude de l’âme hodgqine.
Fresque peinte sous l’arche ogivale de la porte Saint-Jakob
 
Cinquième partie : L’Armée des Damnés

Comment se fait-il que le pouvoir du clergé dans le Landor, absolu pendant mille ans, n’ait mis qu’une poignée d’années à s’effondrer ? Cela tient probablement au fait qu’en Landor, l’univers était considéré comme fondamentalement statique et ordonné. Le clergé se présentait en tant que garant de cette stabilité, la stabilité sociale reflétant celle de l’univers dans une société centrée sur elle-même et coupée du reste du monde. Tout ennemi de l’Église était un instrument du chaos et menaçait l’ordre cosmique. Pendant mille ans, l’immuabilité de l’univers a conforté le clergé et anéanti ses ennemis. Mais l’ouverture de la Gueule de l’Apocalypse a mis fin à cet âge d’or : pour la première fois, le pouvoir clérical était dénié par la nature elle-même.

Sixième partie : La chute de Mabal

Se pourrait-il qu’il en soit des religions comme des espèces animales : que l’une chasse l’autre à l’exemple d’un animal mieux adapté à son milieu ?