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Fejij

Jeu des Formes et des Relations chile. Sa forme pleine se joue pendant la période sacrée du Chill. « Les hommes ne connaissent pas la réalité du fejij, c’est pourquoi ils ne seront jamais que des demi-Chiles », disent les tassiím. Le fejij tient des échecs, du go et du jeu de société à personnages. Le xaïrn ou table de jeu est reconnaissable à son plateau en losanges, avec ses cases comportant six couleurs, et ses plateaux secondaires escamotables ; il est à la fois un échiquier sur lequel s’affrontent les adversaires ou tcaïs, et la carte d’un itinéraire personnel pour chaque joueur, dont les autres pièces-figurines (achtaïs en chile) se révèlent des obstacles ou des alliés. Un tournoi comporte une "petite-manche" (fruíarim en chile), une "demi-manche" (treíarim en chile), une "grande-manche" (cheíarim en chile) et un coup de conclusion (ver'aïm en chile). Le fejij mélange intuition, mémoire et stratégie. Il est enseigné par un tassiïm et formalise, pour l’esprit chile, les transformations du monde. C’est pourquoi, plus qu’un jeu, il est la force de cohésion principale de la race chile.
Il existe de nombreux mots dérivés de la pratique du fejij, comme fejkatáï, ourandaïfejij, ou les innombrables noms donnés à des coups ou enchaînements de coups.

 
Ourandaïfejij

Nom d'une communauté chile traditionaliste pratiquant une forme extrême de fejij, qui réglait le vie de ses membres, comme la place dans la hiérarchie sociale ou le choix du partenaire sexuel, en fonction de l’unique partie à laquelle ils jouent sans discontinuer. Cette forme proscrite par le Chill a définitivement disparu au XIe siècle.
(L'ourandaïfejij est le thème principal de la nouvelle Arbitrage.)