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Chajarat Ibn Chajarat

Personnage légendaire humain des XIVe et XVe siècles, rédacteur du Pacte de Loplad. Célèbre au point que les Chiles ont fait une pièce de fejij portant son nom. On lui prête des aventures et des dons extraordinaires :
"On disait de lui qu’il était venu au monde les yeux grand ouverts ; que, tout juste devenu adulte, il avait tué son père en combat singulier et violé sa mère au cours d’une crise de folie ; qu’il avait fui et était devenu le premier maire-bibliothécaire de Skernab ; qu’il s’était abreuvé au venin d’un serpent et avait ainsi acquis l’immortalité ; qu’il avait fondé la secte des Adorateurs d’Héliale, fui encore, qu’il avait renié son humanité pour se convertir au Chill et, après la signature du Pacte de Loplad, qu’il avait fini ses jours dans un lieu secret où poussaient des légumes géants et des vergers fabuleux. Il était dépeint comme haineux envers tous les dieux, les prophètes et les philosophes. On l’avait doté d’une virilité fabuleuse, et dans une pièce de théâtre de foire, il faisait l’amour mille fois de suite dans le harem d’un sultan du Finest. Il aurait prédit la destruction par le feu de Loplad. Ailleurs, il aurait terrorisé des moines en leur envoyant, pour se venger de leurs mauvais traitements, un « Satan furieux ». On le prétendait capable, lorsqu’il était saoul, d’attirer les objets en fer comme un aimant." (Omale, chap. 14)


 
Chill

Religion chile qui ne se fonde sur aucun texte, mais résulte de la pratique du fejij. Il s’exerce au quotidien en tant qu'autodiscipline, comme moyen d’acceptation du monde tel qu’il est et d’acceptation de soi-même, les Chiles n’ayant ni la capacité de rêver des Humains, ni l’occultation des Hodgqins. Le Chill, à l’inverse de la plupart des religions humaines non chamaniques, ne considère pas le monde comme sordide.
L'un des aspects pratiques du Chill est la domestication de la douleur, qui a poussé les Humains à l'appeler le Culte des Tourments.
Le chill (sans majuscule) désigne la reh chile.

 
Cosmologies

Cosmologies humaines : Elles sont innombrables. La platitude apparente d’Omale a inspiré de nouvelles cosmologies (voir celle des Perceurs de Carb), ou altéré le dogme de religions existantes : chez les tenants de la Vraie Foi comme les Escopaliens et les Panslamistes, Omale est infiniment plat et constitue l’univers tout entier ; il a été créé directement par Dieu il y a six mille ans, aussi les Adorateurs d’Héliale ou les Théographes, qui révèrent les Vangk censés être à l’origine d’Omale et de son peuplement par les rehs, sont-ils considérés comme hérétiques. La cosmologie de sectes marginales (par exemple les moines de Ramo), est plus conforme à la réalité physique d’Omale, en décrivant le monde comme une sphère creuse. Voir religions.
Quant aux cosmologies rationnelles, elles ont régressé au stade mécaniste, plus adapté aux moyens primitifs d’appréhender d'univers. Jusqu’au XVIe siècle, la plupart des savants limiteront l’univers à la coquille d’Omale. En revanche, l’existence de deux planétoïdes de l'espace intérieur d'Omale, les Captives, est attestée dès les premiers siècles et a été redécouverte plusieurs fois au cours des âges.

Cosmologies hodgqines : Les Hodgqins n’ont pas, dans leur culture, de mythes archaïques aussi élaborés que ceux des autres rehs. C'est aussi valable pour les cosmologies naïves, dont les textes primitifs incluaient déjà une rationalisation. Avant, les Hodgqins n’avaient probablement jamais considéré la question digne d’être formalisée. Ces cosmologies sont d’inspiration chamanique, mais sans sorciers et plus déistes. Elles se réfèrent à une représentation psychique et collective de la nature.

Cosmologies chiles : Elles sont représentées dans le fejij. L’une des pièces de fejij, Kefahdajün, représente le Sabre qui coupe le chaos en deux, créant deux univers-plateaux, l’un masculin (Dkakjoeïr), l’autre féminin (Dkwaïjoeïrl). De la rencontre de ces deux univers, symbolisée par le plateau de jeu, naît la pensée (la vie étant une production naturelle du chaos, ne devant rien à une transcendance). Voir Chill.

 
Culte des Tourments

Surnom humain du Chill. Considérée par les spécialistes comme imparfaite, car cette appellation ne prend en compte qu'un seul des aspects du Chill, la domestication de la douleur.


 
Fejij

Jeu des Formes et des Relations chile. Sa forme pleine se joue pendant la période sacrée du Chill. « Les hommes ne connaissent pas la réalité du fejij, c’est pourquoi ils ne seront jamais que des demi-Chiles », disent les tassiím. Le fejij tient des échecs, du go et du jeu de société à personnages. Le xaïrn ou table de jeu est reconnaissable à son plateau en losanges, avec ses cases comportant six couleurs, et ses plateaux secondaires escamotables ; il est à la fois un échiquier sur lequel s’affrontent les adversaires ou tcaïs, et la carte d’un itinéraire personnel pour chaque joueur, dont les autres pièces-figurines (achtaïs en chile) se révèlent des obstacles ou des alliés. Un tournoi comporte une "petite-manche" (fruíarim en chile), une "demi-manche" (treíarim en chile), une "grande-manche" (cheíarim en chile) et un coup de conclusion (ver'aïm en chile). Le fejij mélange intuition, mémoire et stratégie. Il est enseigné par un tassiïm et formalise, pour l’esprit chile, les transformations du monde. C’est pourquoi, plus qu’un jeu, il est la force de cohésion principale de la race chile.
Il existe de nombreux mots dérivés de la pratique du fejij, comme fejkatáï, ourandaïfejij, ou les innombrables noms donnés à des coups ou enchaînements de coups.

 
Gojanferi

Dans le Chill, origine des temps qui signifie "explosion d’entropie"

 
Haut-chile

Langage vernaculaire des Chiles parlé pendant la période du Chill au cours des parties sacrées de fejij. Il contient également le langage de programmation des Dodécaèdres. La langue commune est le bas-chile. Tout Chile reconnu d'avoir enseigné le haut-chile à un Humain ou un Hodgqin risque la peine capitale.

 
Ourandaïfejij

Nom d'une communauté chile traditionaliste pratiquant une forme extrême de fejij, qui réglait le vie de ses membres, comme la place dans la hiérarchie sociale ou le choix du partenaire sexuel, en fonction de l’unique partie à laquelle ils jouent sans discontinuer. Cette forme proscrite par le Chill a définitivement disparu au XIe siècle.
(L'ourandaïfejij est le thème principal de la nouvelle Arbitrage.)


 
Religions

Religions humaines : L'être humain semble un réservoir inépuisable de cultes qui se créent et évoluent sans cesse. Voir Escopalisme, Panslam, kuni. Voir aussi sectes, cosmologies.

Religion chile : Le Chill a été fixé très tôt dans l'histoire chile, bien avant l'arrivée de cette reh sur Omale. Voir aussi fejij.

Religions hodgqines : Elles ont moins de succès que les religions humaines ou le Chill, mais elles sont aussi moins virulentes. La position hodgqine vis-à-vis de la mort (voir shadlee) fait que leurs religions ne répondent pas aux questionnements à propos de l'après-vie, ce pour quoi les religions des autres rehs ont été créées. C’est pourquoi on les considère plus souvent comme des philosophies, qui se fondent sur la notion d'ethfrag. Parmi elles, on peut citer le hodgweil.


 
Saihyun

"Après-souffrance", état particulier ressenti par les Chiles, obtenu par la domestication de la douleur (voir Chill.)


 
Urta

Selon le Chill, la partie de l’acte liée au corps, ou le corps lui-même. Ainsi l’appendice chile, équivalent de la main, détient symboliquement les actes de son possesseur. Dans la mythologie chile primitive, le mot désignerait le premier coup de fejij en tant qu'acte créateur de beauté.